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Décoder la joaillerie : la taille des diamants

Avant de nous lancer, voici quelques petits rappels : 

Les premiers diamants furent découverts en Inde il y a près de 3 000 ans, c’est à ce moment-là que débute l’exploitation de cette pierre précieuse. Pendant longtemps, les diamants ne sont pas taillés : on les utilise « bruts », portés comme des talismans ou des amulettes, car on leur conférait à cette époque des pouvoirs protecteurs (qu’ils auraient donc certainement perdu en étant taillés).

Ce n’est qu’autour du 14ème siècle que l’on commence à tailler le diamant : un véritable art qui se perfectionnera au fil des siècles, pour révéler de mieux en mieux l’éclat du diamant.

Si l’on s’intéresse beaucoup à la taille d’un diamant (l’un des 4 critères des fameux « 4C »), c’est qu’elle a une grande importance : mieux le diamant est taillé, plus il reflétera la lumière et donc plus il sera scintillant. Et, d’un point de vue historique, la taille d’un diamant permet également d’identifier à quelle époque la pierre a été taillée.

Mais rentrons dans le détail de cette fameuse taille :

L’évolution de l’art de la taille

taille diamant

On estime que la taille des diamants débute en Inde au Moyen-Âge, autour du 14ème siècle. Mais la taille est alors très superficielle, puisqu’on aplanit simplement les faces de la pierre. Il s’agit de la « Point cut » (cf. schema ci-dessus), qui évoque deux pyramides posées l’une contre l’autre. Cette taille n’a peut-être même pas atteint l’Europe, à l’inverse des tailles considérées imparfaites à cette époque et donc moins populaires en Inde. C’est d’ailleurs pour cette raison que les européens furent en quelque sorte forcés de s’intéresser à l’art de la taille et de développer de nouvelles méthodes.

Un siècle plus tard est créé la première vraie taille appelée « Table cut » ou « French cut ». Cette taille reste très basique, composée d’une table (la facette principale, sur le dessus du diamant) et de 4 facettes. Ces diamants étaient généralement de forme carrée ou rectangulaire.

Le nombre de facette augmente peu à peu tout au long de la Renaissance : de 8 facettes au 16ème siècle (« Eight cut » ou « Old single cut »), on atteint 17 facettes au début du 17ème siècle (taille « Mazarin »).

Enfin, à la fin du 17ème siècle, apparait la taille « Perruzi » : avec ses 33 facettes, cette taille est considérée comme l’ancêtre de la taille moderne brillant (nom donné à la taille ronde que l’on connaît aujourd’hui). Si sa forme reste encore légèrement carrée, sa taille révèle enfin la brillance du diamant. 

Cette taille se perfectionne et évolue, jusqu’à compter 58 facettes au 19ème siècle (cf. « Old European cut »).

Mais les vraies bases de la taille moderne du diamant n’apparaissent qu’au début du 20ème siècle : en 1919, le physicien et mathématicien Tolkowsky étudie les propriétés optiques d’un diamant en taille ronde brillante et identifie alors les proportions idéales pour qu’un diamant reflète au mieux la lumière qu’il absorbe. Pour arriver à cet idéal, il faut donc tailler 58 facettes, 24 entre la colette et le rondiste et 32 entre le rondiste et la table.

Cette taille sera progressivement optimisée au fil des décennies, avec l’avènement de la méthode de taille au laser, très précise et à la mode depuis les années 1980.

taille ancienne vs moderne diamant

L’importance de la taille d’un diamant

Aujourd’hui, on utilise la méthode des 4Cs pour évaluer la qualité et la beauté d’un diamant : carat, cut (« taille »), colour (« couleur ») et clarity (« pureté »).

La « cut » est généralement considérée comme le critère le plus important à prendre en compte : on utilise une échelle qui va de « Ideal » à « Poor » (pour les moins belles tailles). Cette taille fait référence à la qualité du travail de la main de l’homme, qui permet aux facettes du diamant d'interagir au mieux avec la lumière.

Et qu’en est-il du diamant de synthèse ?

Le diamant créé en laboratoire est un vrai diamant, il est donc taillé de la même manière que l’on taille un diamant extrait d’une mine. Certaines tailles sont donc plus réussies que d’autres.
Les diamants de synthèse sont d’ailleurs évalués selon la même méthode des 4Cs et par les mêmes laboratoires de gemmologie que les diamants de mine.

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