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Décoder la joaillerie : les diamants

Are diamonds a girl's best friend? Ce qui est certain, c’est que le diamant est la pierre précieuse la plus connue et certainement l’une des plus appréciées dans le secteur de la joaillerie. Étymologiquement, son nom provient du grec ancien “adámas”, un mot que l’on pourrait traduire par “indomptable” ou “inébranlable”. Et, en effet, ce minéral est notamment connu pour sa grande solidité : à 10/10 sur l’échelle de Mohs, le diamant est la pierre la plus robuste au monde (d’ailleurs, il est impossible de rayer un diamant… sauf en le frottant contre un autre diamant), mais aussi pour son éclat presque magnétique, car le diamant peut refléter autant de lumière qu’il en absorbe. 

Commençons par le commencement : on estime que les premiers diamants ont été découverts et exploités en Inde il y a près de 3 000 ans (certaines légendes remontent même à 6 000 ans). Ces diamants se trouvaient alors dans des gisements alluvionnaires (autrement dit des rives de cours d’eau). Dans l’imaginaire, on est donc bien loin des mines à ciel ouvert que l’on associe aujourd’hui à l’extraction des diamants, la fièvre du diamant n’ayant réellement débuté que vers le 19ème siècle.

Au départ, les diamants n’étaient pas taillés, ils étaient laissés à l’état brut, certainement pour conserver les pouvoirs protecteurs qu’on leur conférait : les diamants se portaient alors comme des talismans ou des amulettes. Ce n’est qu’à partir du 2ème siècle que l’on commence à utiliser le diamant pour créer des bijoux. Et c’est bien après encore, autour du 14ème siècle, que l’on commence à tailler ces pierres précieuses. L’art de la taille des diamants ne fera ensuite que s’affiner avec les siècles pour mieux révéler leur beauté et leur éclat.

L’Inde était le principal pays fournisseur de diamants jusqu’au 18ème siècle, et quand ses gisements ont commencé à s’épuiser et ne plus pouvoir satisfaire la demande, c’est au Brésil qu’a commencé une véritable ruée sur le diamant. En effet, des orpailleurs (les « garimpeiros ») à la recherche d’or dans les montagnes arides et rocheuses du nord-est du Minas Gerais ont découvert vers 1720 des diamants dans des rivières, à proximité d’une petite ville coloniale qui a été rebaptisée Diamantina. Puis, c’est la découverte de diamants à Kimberley, en Afrique du Sud, à la fin du 19ème siècle, qui va changer complètement la donne, avec des gisements d’un type nouveau, les kimberlites, dont la teneur en diamants est très élevée.

Aujourd’hui les diamants que l’on utilise en joaillerie proviennent des quatre coins du monde : Afrique du Sud, Brésil, Botswana, Canada et plus récemment Russie (le plus gros producteur mondial en 2021)...

Comment se forment les diamants ?

La recette des diamants, qu’ils soient naturels ou créés en laboratoire, peut sembler assez simple sur le papier : il s’agit d’atomes de carbone qui se cristallisent (en d’autres mots : se solidifient) au sein d’un environnement à très haute pression - environ 75 tonnes par cm2 - et à très haute température - environ 1.200 °C.

La plupart des diamants naturels se sont formés à 150 voire 200 kilomètres sous la croûte terrestre, l’équivalent en distance d’un Paris - Honfleur. Mais cette formation ne date pas d’hier : on estime que les diamants que l’on extrait actuellement des mines sont nés entre il y a 1 à 3,5 milliards d'années (à titre d’échelle, la planète terre existe depuis 4,5 milliards d’années).

Vous l’aurez compris, il faut beaucoup de temps pour qu’un diamant remonte à la surface et sa formation est soumise à un quasi hasard, conditionnée par la combinaison de conditions très extrêmes permettant au carbone de se transformer en diamant brut.

Mais comment récupère-t-on les diamants aujourd’hui ?

Une fois la formation du diamant achevée, c’est par des éruptions volcaniques très profondes que ces pierres précieuses se rapprochent peu à peu de la surface de la terre. Les diamants restent alors enfermés dans le magma refroidi qui forme des roches solides ; autrement appelées roches diamantifères (on en dénombre trois : la kimberlite, la komatiite ou la lamproïte). A partir de là, pour récupérer ces diamants emprisonnés dans la roche, on doit creuser jusqu’à 1 km sous terre pour les atteindre et utiliser un certain nombre de procédés chimiques et physiques pour extraire les pierres précieuses de la terre. 

Comment peut-on connaître la valeur d'un diamant ?


Les diamants ne sont pas utilisés à leur état brut, ils sont triés en fonction de leur qualité, puis taillés et polis. Vous avez certainement déjà entendu parler des fameux 4C :

Lorsque l’on cherche à évaluer la qualité et la beauté d’un diamant, on s’intéresse à quatre caractéristiques que l’on appelle les 4C’s : carat, cut, colour, clarity.

- Le carat, comme nous l’avions brièvement évoqué dans cet article, correspond tout simplement au poids du diamant. 1 carat (ou 1ct) de diamant équivaut à un diamant pesant 0,2 grammes. Dans un souci de précision (car chaque milligramme compte dans le prix final), un carat peut lui-même être subdivisé en 100 points (par exemple, un diamant de 50 points fait 0,50 carats). En fonction du poids de votre diamant, le prix augmentera de façon exponentielle, car les pierres les plus lourdes sont évidemment aussi les plus rares.

- Le critère du carat ne peut être considéré sans prendre en compte la cut, c'est-à-dire la façon de tailler la pierre. Il ne s’agit pas de la forme que l’on donne au diamant brut : brillant (terme utilisé pour parler de la forme ronde classique), ovale, marquise… Mais de la qualité du travail de la main de l’homme, qui permet aux facettes du diamant d'interagir avec la lumière. On estime d’ailleurs que la cut est le critère le plus important, car la façon de tailler un diamant joue non seulement sur la perception du poids et de la taille de la pierre précieuse mais surtout sur sa capacité à refléter la lumière. Un diamant mal taillé, trop plat ou au contraire trop profond, peut paraître terne. A l’inverse, un diamant bien taillé reflète magnifiquement la lumière.

- Si certains diamants s’en approchent, aucun n’est absolument pur, car d’autres minéraux se mélangent au carbone et cela forme des “inclusions”. Pour évaluer la clarity (comprenez donc le niveau de pureté), on mesure la présence d’inclusions visibles à l’intérieur ou l’extérieur du diamant. Pour cela, on utilise une loupe de grossissement 10 fois, car les imperfections sont en réalité très rarement visibles à l'œil nu. On classe ensuite les diamants en utilisant une échelle de mesure allant de I (“included” : on note la présence d’inclusions qui peuvent être nombreuses ou larges) à F (“flawless” : le diamant est parfait à la loupe).

- Enfin, le critère de la colour : les diamants incolores sont les plus rares et les plus prisés, leur couleur se rapproche du blanc pur. Pour mesurer ce critère, on utilise une échelle allant de Z (le diamant est légèrement jaune) à D (le diamant est totalement incolore). En règle générale, les marques de joaillerie se concentrent sur les qualités supérieures à H.

Pour connaître les 4C’s d’un diamant côté client, on se réfère à une certification professionnelle généralement fournie avec le bijou, à partir du moment où le diamant fait 0,5 carat ou plus. Cette certification est fournie à la marque par un organisme professionnel, les deux plus connus étant le GIA (Gemological Institute of America), qui est d’ailleurs à l’origine des 4C, le HRD (Hoge Raad voor Diamant), basé à Anvers et très plébiscité en Europe, et le IGI (International Gemological Institute), qui dispose de nombreux laboratoires dans le monde.  

En conclusion, le diamant est une pierre précieuse très appréciée depuis des millénaires pour sa beauté magnétique. En revanche, il est important de noter que le diamant n’est pas la pierre la plus rare et on peut même dire que, dans sa forme élémentaire, l’or est plus rare que les diamants. En revanche, ce qui est, de fait, très rare, c’est de connaître l’origine du diamant que l’on achète ! En effet, il peut y avoir jusqu’à 15 intermédiaires entre l’acheteur final (la marque) et la mine de laquelle provient ce diamant. C’est pour une question de traçabilité, et pour bien d’autres raisons d’ordre éthique et écologique que nous évoquerons dans un futur article, que nous avons décidé d’utiliser exclusivement des diamants créés en laboratoire pour créer les bijoux Omala Paris.

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